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Un nouveau témoignage :
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Ma conversion à l’Islam |
Louanges à Allah ; c'est Lui dont nous implorons le secours et la guidée. Nous cherchons refuge auprès d'Allah contre la méchanceté de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Quiconque Allah guide, nul ne peut l'égarer et quiconque Allah égare, nul ne peut le guider. Je témoigne que Le Seul à mériter l'adoration est Allah l'Unique et que Muhammad صلى الله عليه وسلم est Son Adorateur et Son Messager. Sache que la parole la plus saine et la plus véridique est celle d'Allah (Coran) et le chemin le plus droit est celui du Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم. La pire chose est l'hérésie, toute hérésie est une innovation, toute innovation est un égarement et tout égarement est dans le feu...
Salam arleykom aux sœurs et futures sœurs inch’Allah qui me liront. Ma conversion à l’Islam s’est réalisée au travers de plusieurs étapes tout au long de mon avancée sur la vie terrestre.
Je suis issue d’une famille chrétienne, peu pratiquante mais néanmoins croyante en un Dieu unique. Je suis née à Metz où l’école prodiguait d’office les cours de religion. Ainsi je n’avais pas besoin d’aller au catéchisme comme c’est le cas dans le Nord. Ces cours religieux que je trouvais profondément ennuyeux m’interpellaient sans cesse sur plusieurs points. En effet, le mot Trinité : au Nom du Père du Fils et du Saint esprit ; mais aussi Jésus fils de Dieu ; ou encore Jésus mort pour les chrétiens sur une croix, et enfin pourquoi d’une bible à une autre je trouvais des divergences. Bien évidemment, je ne n’osais pas poser ces questions aux adultes encadrant nos cours.
J’ai fais plusieurs ascensions dans le parcours d’une croyante avec les différentes communions, sans bien comprendre leur intérêt. Disons que je le faisais parce que tout le monde le faisait et qu’il faut bien avouer que j’aimais l’idée d’une fête en mon honneur.
A l’âge de 15 ans, je suis entrée au lycée où j’ai fait la connaissance d’amies musulmanes. Ces rencontres m’ont certainement bouleversées puisse que je me suis éloignée totalement du catholicisme. Ainsi, je découvris le ramadan et surtout la culture magrébine. Beaucoup de mes amies connaissaient peu leur religion et inévitablement le côté culturel primait sur nos discussions. Ainsi, je fus progressivement sensibilisée à l’Islam bien que les traditions culturelles n’aient rien avoir avec la religion musulmane (le Coran et la sunna du Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم), mais cela j’allais le comprendre que quelques années après.
J’effectuais mes études et je fréquentais celui qui aller être mon future mari. Notre relation était clandestine aux yeux de sa famille. Je ne le supportais que difficilement mais je l’acceptais tout en comprenant. Certes Allah continuait de me guider vers lui, je me refuser à accepter l’idée de me convertir à l’Islam de peur de faire un amalgame entre : devenir musulmane pour me faire accepter par ma belle famille ; et devenir musulmane par adoration pure et simple pour Allah. Cet état d’esprit me parasita un moment, trop long à mes yeux…
Et puis enfin, vint le jour où tout m'était devenu clair. Il n’était plus possible pour moi d’avancer dans la vie sans avoir la foi en Allah. Mon mari m’apprit à faire la prière, et depuis ma conversion je ne cesse de vouloir me rapprocher de la face de mon Seigneur. La foi qui m’anime chaque jour me porte dans les actes de la vie quotidienne, en me donnant un sens.
Ma religion m’aide aussi à supporter les injustices qui me scandalisent et me peinent beaucoup. Je pense en l’occurrence à l’Homme qui détruit les biens et les créations d’Allah tels que les animaux et la nature. Je suis depuis l’enfance très sensibilisée, par mon Seigneur à tout cela, el hamdulilah.
Par ailleurs, j’ai comme tout le monde rencontré et encore à ce jour, des épreuves concernant ma santé. Et à chaque moment douloureux je me suis accrochée du mieux possible à mon Dieu. Ces difficultés ont raffermi ma foi, soubhan’Allah ! De plus, l’Islam me permet d’envisager l’avenir sereinement. Ce qui n’était pas le cas durant mon adolescence où j’étais pris par des tourments importants. Cette sérénité acquise m’offre la possibilité d’accepter mon destin qu’il soit bon ou mauvais et surtout de m’en remettre chaque jour à Allah. Ce qui est radicalement différent de ma façon de voir les choses avant ma conversion. J’étais de nature pessimiste, et trop souvent en colère contre la société. Mais ces attitudes n’avaient qu’une répercussion néfaste sur mon environnement et moi-même. Actuellement je suis éducatrice spécialisée dans un foyer qui accueille des enfants âgés entre 4 et 17 ans. Et je peux remarquer chaque jour leurs difficultés qui à mes yeux ne sont que renforcées et aggravées par l’absence de croyance à la religion d’Allah.
Et ce qui me peine chaque jour se retrouve aussi au sein de la vie de mes proches, à savoir ma famille. En prenant l’exemple très simple de mes difficultés de santé, je me rends compte que bien qu’il soit très difficile pour des parents d’accepter les souffrances de son enfant, il l’est encore plus dur en l’absence de l’Islam…
Au travers de ce point je soulève ici un sujet douloureux. Effectivement, ma conversion fut acceptée que moyennement par mes proches. Ainsi, ma petite sœur fut la première au courant, certainement parce que de par son jeune âge (nous avons 9 ans d’écarts) j’étais sûre qu’elle le prendrait bien, et qu’elle ne mesurerait pas les conséquences. Néanmoins, après quelques années elle se rapproche également de l’Islam el hamdulilah ! La seconde fut ma grande sœur qui n’était qu’à moitié étonnée et qui m’expliquait que ce choix ne la concernait pas et que de ce fait elle n’avait rien à me dire. Actuellement l’Islam est tabou entre nous deux. Puis vint le tour de ma mère, qui je dois l’avouer prit bien la nouvelle. Mais ceci n’est qu’un leurre car tant que l’Islam ne se voit pas ce n’est pas dérangeant. Ainsi, la panique apparut lorsque j’émis la volonté de porter le voile…Enfin mon père, ne l’a appris que lorsqu’il me trouva un jour entrain de prier, mais ma conversion reste à ses yeux un détail gênant dont on ne peut pas parler. Je suis très proche de ma famille et j’ai beaucoup de peine de me rendre compte que mon affection et mon amour pour mes parents me provoquent des handicaps dans mon avancée de femme musulmane.
Ce petit témoignage que je partage avec vous nous aidera peut être inch’Allah à nous rapprocher de notre Seigneur.
Qu’Allah couvre d’éloges, salue et bénisse notre Prophète Muhammad صلىصلى الله عليه وسلم, sa famille et ses compagnons, et qu’Il les préserve de tout mal.
Gloire, pureté et louange à Toi, Allah ! Il n’y a de divinité digne d’adoration que Toi. Je te demande pardon et je me repens vers Toi.
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