salam 'alaykom
Bonjour
Alors comment ignorer cette question qui suscite des réactions de tous bords...
On ne peut pas lire les journaux en ligne sans tomber sur un article sur ce sujet : le mariage annulé de Lille...
La polémique qu'il suscite me fait franchement rire. Ici, on polémique sur tout et n'importe quoi...
Résumons la situation, deux personnes de confession musulmane (ce qui est important dans l'histoire, sachant l'importance que les musulmans revêtent quant à la chasteté), décident de se marier.
Madame n'est pas vierge et cache sciemment la vérité à son futur époux, qui a vite fait de découvrir sa non-virginité la nuit de noces... et Madame avoue le mensonge.
Monsieur demande donc l'annulation du mariage.
Normal, non ?
Eh bien apparamment pas pour tout le monde, pour ces féministes à tout-va qui prétendent défendre les droits des femmes et qui qualifient cette décision du tribunal de donner raison au mari, d'inacceptable!
Mais où va-ton ?
Je me demande franchement ce que ceux qui critiquent cette décision voudrait qu'il arrive. Que le mariage ne soit pas annulé ? Créditer ainsi le mensonge de la jeune femme ? Obliger un couple à être marié alors qu'il ne le souhaite plus ? Obliger un homme à être marié à une femme qui n'est pas ce qu'elle croyait ? Certains diront, ah mais la virginté n'est pas une qualité essentielle de l'être humain ! Dans ce cas, je leur répond: Mais le respect d'autrui (et à fortiori de son futur époux) est essentiel tout comme l'est la sincérité !
Cette femme a sciemment menti à son mari alors qu'elle savait combien sa virginité était importante à ses yeux. Elle a sciemment basé son mariage sur un mensonge.
Pour terminer, je citerai des passages concernant l'avis (qui rejoint le mien sur certains points), du juge Jean-Pierre Rosenczveig
"Pour ma part, à la réflexion, après lus nombre des commentaires suscités par ma note de samedi, je persiste et signe dans mon approbation du jugement de la JAF de Lille."
Je reste choqué d’entendre nombre de journalistes affirmer que ce mariage a été annulé pour cause de non-virginité de l’épousée. Une telle assertion constitue même une contre-information majeure, confinant à la mauvaise foi pour qui fait métier de suivre les débats sociaux. C’est le mensonge de la jeune femme, qui plus est un mensonge revendiqué devant le juge, qui est la cause déclenchante de l’annulation. Et comment ne pas admettre qu’un mensonge sur le sujet, dès lors qu’il est tenu pour majeur par l’autre, augure mal du mariage et vaut nullité de celui-ci avant de songer au divorce ?
Le juge devait-il refuser que cette condition soit un sujet essentiel pour les époux, au moins pour l’un d’entre eux ? En quoi l’ordre public est-il troublé par le fait que des gens attachent une importance à la virginité ? Certes, il peut y avoir des dérapages à ce fétichisme (Fourniret), mais entre deux personnes jugées suffisamment saines d’esprit pour donner un consentement valable au mariage, comment le juge pouvait-il mettre un obstacle ?
Personnellement, je suis choqué que la société, à travers le ministère de la justice, puisse obtenir une décision qui change le cours de la vie privée de ces gens qui ne veulent pas être mariés. J’entends un “recours dans l’intérêt de la loi”, pour faire interpréter l’article 180 du code civil, mais en l’espèce un appel du parquet dans un procès purement civil est choquant.
Si l’appel prospère, cela veut-il dire que ces deux personnes
vont être obligées de reprendre la vie commune ? On l’imagine difficilement. Bien sûr, elles pourront divorcer, mais ce n’est pas ce qu’elles demandent : elles veulent, lui comme elle, ne jamais
avoir été mariées.
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander


Vos commentaires !